Allô Docteur : Le syndrome du retour au pays

Posted On 25 janvier 2012

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Peut-être avez vous déjà vécu cela après un long voyage ou une longue période à l’étranger. Une espèce de mal-être s’immisce en vous lorsque vous constatez la banalité du quotidien auquel vous êtes revenu(e).

Là-bas, tout était nouveau. Tout était excitant. Chaque jour était une aventure, si pénible soit-elle, c’est déjà plus stimulant que ce train-train que vous avez redécouvert avec ennui.

Je propose une thèse médicale personnelle qui s’apparente à ce que l’on appelle “le syndrome du retour de vacances”, mais en version plus intense: le syndrome

Qu’est ce que le syndrome du retour de vacances ?

Le syndrome du retour de vacances est une phase de dépression bénigne qui touche aujourd’hui 35% des jeunes adultes en France. On la reconnaît à des signes physiques: perte de l’appétit, fatigue, somnolence, difficulté à se concentrer, insomnies et douleurs musculaires ainsi que des signes psychologiques, comme une impression de vide, anxiété, irritabilité, tristesse, “je-m’en-foutisme”.

Les choses rentrent rapidement dans l’ordre en général. Le problème est simple en réalité : quand on part, on prépare son départ, on se projette avec plaisir vers l’inconnu. Mais le retour est rarement pris en compte, et plus la préparation est intense et le séjour long, plus le retour doit être envisagé tôt. Dans les cas d’expatriation les entreprises reconnaissent largement que la majorité des problèmes rencontrés lors du retour des employés au pays.

Combiné à ce que l’on appelle le “syndrome indien”, on a un cocktail décapant.

Qu’est ce que le syndrome indien ?

Pour ceux qui n’ont pas lu mon post – le post de slate.fr - d’il y a quelques jours, voici une brève et efficace explication de Wikipedia:

Syndrome Indien:

Il concerne les touristes se rendant en Inde, pays dans lequel tous leurs repères n’ont plus cours. La foule, le bruit, les odeurs, la pauvreté, les excès du climat (mousson, chaleur…), l’omniprésence de la mort et du mysticisme provoquent, dans le meilleur des cas, une folle envie de fuir, mais peuvent également engendrer un vacillement de la personnalité parfois accompagné de troubles psychiatriques importants, notamment un sentiment océanique. Normalement, ces symptômes cessent lorsque les personnes touchées rentrent chez elles.

Si l’on fait le calcul : longue expatriation dans deux cultures aussi radicalement différentes que le Canada et l’Inde + aucune préparation du retour + prise de conscience de la vanité de la société de consommation, de “l’omniprésence de la mort” et “vacillement de la personnalité” + re-départ proche et attendu avec impatience … = ennui profond.

Vivement le ski ce week-end (au programme de Carnets de Manon : les 7 laux, Courchevel, l’Alpes d’Huez), Saint Pétersbourg en février, Berlin, et Montréal again

Les articles à lire pour comprendre ce problème:

http://www.agefi.fr/articles/Retour-expatriation-regles-respecter-1029948.html
http://www.femmexpat.com/lesarticles.php3?id_rubrique=23&id_article=1135
http://www.expatlive.com/magazine/portraits/retour-en-france-temoignages-expatries

source :

«Angry Brides», le jeu qui se moque des garçons réclamant une dot

Posted On 25 janvier 2012

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Un nouveau jeu vidéo indien baptisé «Angry Brides» (jeunes mariées en colère), qui tourne en ridicule les demandes de dots, illégales mais répandues en Inde, a attiré plus de 270 000 fans depuis son lancement début janvier.

Dans ce jeu, créé par l’agence matrimoniale sur internet shaadi.com, et dont le nom s’inspire du très populaire jeu «Angry Birds», le participant attaque à coups d’escarpin rouge brique ou de manche à balai des fiancés avides qui réclament une dot à leur promise.

À chaque fois qu’un des trois fiancés -un ingénieur, un médecin et un pilote- est touché, le montant de la dot réclamé est versé dans un fonds virtuel «anti-dot».

Le jeu, disponible en application gratuite sur Facebook, a déjà attiré plus de 270 000 «j’aime», selon Shaadi.com

«Shaadi.com a toujours pensé que le mariage était une institution basée sur l’amour et qu’il est un lieu pour la camaraderie, la compréhension mutuelle, les valeurs familiales et le soutien affectif, mais certainement pas pour une dot!», a souligné l’agence matrimoniale dans un communiqué.

Verser et accepter une dot est illégal en Inde depuis 1961 mais les parents de la mariée continuent souvent d’offrir à la famille du jeune époux des vêtements, des bijoux, de l’argent et même de l’électroménager, sous la pression d’une tradition ancestrale.

Dans des milliers de cas, des jeunes épouses ont été maltraitées, torturées voire tuées par leur belle-famille, lorsque cette dernière estime que la dot a été insuffisante.

Selon les statistiques officielles indiennes, 8391 femmes sont mortes en Inde en 2010 dans des violences liées à des demandes de dot.

Le jeu peut être téléchargé à à l’adresse suivante: http://apps.facebook.com/angrybrides/

http://technaute.cyberpresse.ca/jeux-video/201201/17/01-4486598-angry-brides-le-jeu-qui-se-moque-des-garcons-reclamant-une-dot.php

La vasectomie, c’est pour les Tata

Posted On 22 janvier 2012

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En Inde, on vous offre une auto contre une vasectomie. De quoi faire gamberger Frédéric Lefebvre, pour qui plus de bébés c’est surtout plus de chômage…

La voiture est certainement, puisqu’il est interdit de se promener dans les rues un revolver à la ceinture en dehors du Texas et de la Sicile, le signe extérieur de virilité le plus prisé des machos. Plus elle est grosse, mieux c’est.

En Inde, où les pouvoirs publics ne savent plus quoi inventer pour freiner une démographie turbo-chargée, c’est tout le contraire: la bagnole y sera bientôt le symbole de l’absence totale de capacité à procréer. Les autorités du Rajasthan, qui avaient déjà l’habitude de proposer tout un tas de cadeaux en contrepartie d’une vasectomie volontaire (une opération consistant à ligaturer les canaux déférents pour bloquer l’émission de spermatozoïdes), qu’il s’agisse de grille-pain, de postes de radio ou de mixers à légumes, vont en effet offrir des Tata Nano aux disciples de Malthus.

Il faut dire que l’Inde, avec son 1,2 milliard d’habitants (près de 18% de la population mondiale) et son sous-équipement automobile notoire (15 véhicules pour 1.000 contre 575 en France), est le laboratoire idéal pour une expérience de ce genre.

Une Nano contre une vaso

Bon, avouons qu’une Tata Nano, ce n’est pas exactement la même chose qu’un Hummer pour partir à la chasse aux filles vénales. Et sans doute les candidats à ce troc étrange ne sont-ils pas, à la base, les plus richement dotés en testostérone: cette minuscule voiture aux allures d’œuf à la coque et au moteur de mobylette, surtout connue pour être la moins chère au monde (1.500 euros), n’a jamais été marketée comme la revanche indienne sur les berlines allemandes qui font vibrer les yuppies de Bangalore, la Silicon Valley locale.

N’empêche: une auto contre une vaso, c’est un pas conceptuel qu’il fallait franchir pour éroder un peu plus le pouvoir de séduction du moteur à explosion chez les jeunes générations. Surtout une auto baptisée Tata, soit dit en passant mais sans le moindre mauvais esprit…

Le constructeur indien, pour autant, refuse d’être associé de près ou de loin à cette affaire. Interrogé par le New York Times, un porte-parole de la marque préfère y voir une «initiative gouvernementale ou privée», dont il ne pense pas qu’elle ait été présentée comme «soutenue» par un groupe par ailleurs propriétaire de Land Rover ―une marque particulièrement populaire auprès des hommes qui en ont dans le pantalon.

Notez que l’on aurait tort de se moquer trop rapidement des responsables politiques du sous-continent qui se débrouillent comme ils peuvent pour juguler une natalité galopante. Après tout, ils font surtout preuve de créativité et la créativité, c’est justement ce qui manque aux nôtres à l’heure de résoudre les grands problèmes structurels de la société.

Frédéric Lefebvre, qui attribuait récemment un taux de chômage français supérieur à celui des voisins à la propension que nous avons à nous reproduire sans nous préoccuper du déficit de l’Unedic, pourrait d’ailleurs s’en inspirer au moment de rédiger son prochain ouvrage de propositions iconoclastes pour l’avenir de la France.

Et Peugeot venant tout juste de confirmer son projet de construire une nouvelle usine dans l’Etat du Gujarat, nos vasectomisés à nous pourront se voir proposer de rouler avec un lion rugissant plutôt qu’avec une Tata, ce qui devrait être plus facile à vendre…

Hugues Serraf

http://www.slate.fr/story/43433/voiture-machisme-virilite-tata-natalite 

Les hijras, un corps d’homme dans une âme de femme

Posted On 22 janvier 2012

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Entre malédiction et bénédiction, elles inspirent tantôt la crainte, tantôt le respect, elles ne sont ni des hommes, ni des femmes… Ce sont des hijras. Rencontre avec la communauté de New Delhi, l’incarnation de toutes les transgressions de l’Inde.

La sensualité de son corps dans cette danse endiablée face au tambour, ses mains qui s’entremêlent, son écharpe rouge vif qui tourbillonne, et soudain une pose langoureuse avant de reprendre de plus belle sa transe…

L’objet de tous les regards n’est pas une femme. Ni un homme. C’est une hijra. Et les frontières des genres se troublent en observant cet être danser poitrine en avant, en sari et à la mâchoire carrée.

«Elles ont un corps d’homme mais une âme féminine», résume Shashi Bushan, défenseur des LGBT (Lesbiennes, Gays, Bisexuels et Transsexuels) à l’association Naz foundation, pour tenter de définir les centaines de milliers d’hijras vivant en Inde, dont plus de 20.000 à New Delhi, la capitale. Bienvenue dans un genre à part entière.

Plusieurs d’entre elles se réunissent chaque mercredi dans ce sous-sol de l’association décoré du sol au plafond, à Lajpat Nagar, un quartier central de New Delhi. On les remarque tout de suite parmi la vingtaine de gays venus eux aussi se retrouver: les hijras s’étalent par terre, rient fort… mais parlent peu.

Cette communauté taboue, composée de membres de toutes les catégories sociales, sait se protéger et faire planer un certain mystère autour d’elle. Ce flou qui entoure les hijras transparaît dès que l’on tente de traduire le mot en français: eunuque? transsexuel? ou encore travesti?

Leur origine en Inde est tout aussi difficile à déterminer, la seule certitude est l’ancienneté de leur apparition. Inde mythologique ou invasion moghole (dès le VIIIe siècle après JC), les hijras elles-mêmes ont des avis divergents. Mais «les racines qu’elles choisissent révèlent la façon dont elles veulent s’inscrire dans la société pour se sentir légitimes», explique Emmanuelle Novello, anthropologue qui a vécu deux ans avec cette communauté de New Delhi.

«La pire vie pour un Indien»

Se sentir légitime est essentiel pour les hijras, dans une société cloisonnée où elles incarnent l’humiliation ultime: la transgression des genres. D’abord le doute s’installe chez les parents. Pendant leur enfance ou leur adolescence, ces garçons ou jeunes hommes, hétérosexuels ou non, sont surpris par leur famille, à plusieurs reprises, à préférer la compagnie des femmes (mère, sœurs, amies), à effectuer beaucoup de tâches ménagères. Voire à se maquiller, à être attiré sexuellement par les hommes.

Par leur comportement, ils correspondent à la définition de la femme selon les codes indiens. Rester un homme tout en étant attiré par le fer à repasser et/ou un homme est inconcevable pour un Indien.

Pour l’entourage, plus aucun doute: ils sont passés de l’autre côté de la barrière, de l’autre côté du genre, ils sont des «presque-femmes», selon Emmanuelle Novello.

Mais changer de genres, comme changer de caste, est inconcevable en Inde. Un Indien né brahmane (la plus haute caste) ou intouchable le reste toute sa vie. De la même manière, aucun changement de sexe et de genre n’est toléré dans les coutumes indiennes.

Toute transgression est un déshonneur. D’autant plus qu’aucune hijra ne pourra atteindre la réussite selon les normes indiennes: le mariage et les enfants. Elles ne peuvent pas procréer puisqu’elles ne sont pas considérées comme des hommes et ne peuvent pas enfanter. Une minorité de ces jeunes hommes, dotés d’une malformation sexuelle, sont alors contraints de devenir hijra car ils ne peuvent pas avoir d’enfants. «C’est la pire vie qu’on puisse imaginer pour un Indien. Cette malédiction divine est une humiliation totale pour la famille», explique Shashi Bushan.

Voilà pourquoi les parents essaient d’abord de remettre leur fils «dans le droit chemin», celui qui lui était prédestiné selon elle: «Cette tentative de correction passe par des menaces, des mises à l’écart, des violences physiques et verbales», égrène l’anthropologue.

En cas d’échec, l’enfant ou le jeune homme est catalogué hijra. Aussi dure et humiliante soit-elle, c’est la seule existence possible. Le jeune homme est alors exclu du cercle familial. Il doit rejoindre alors un groupe de 10 à 30 hijras ou disciples (chelas) organisé autour d’un «chef» (naik) qui l’accueille par un rituel. Cette petite communauté devient sa belle-famille, l’hijra se marie à un époux fictif.

Une fois intégré dans un groupe, les rapports avec la famille ne s’améliorent pas pour autant. Comme pour Tania, qui ne peut accéder au titre de propriété auquel elle a droit. Venue chercher de l’aide à la Naz Foundation, elle raconte son histoire péniblement, s’arrête, et soulève son T-shirt à l’effigie de Britney Spears pour dévoiler les coups qu’elle a reçus par des proches. Un cas fréquent pour Shashi Bushan.

En incarnant le malheur et la souffrance, les hijras se voient conférer des dons de bonheur par la société indienne, comme par compensation.

Un homme, intimidé, vient d’ailleurs prier devant Muskah, un hijra massif aux yeux verts et à l’air hautain. Les domaines de prédilection pour cette communauté privée de fertilité: les naissances et les mariages. Durant la cérémonie du «toli», elles bénissent l’enfant ou le couple. Chaque groupe investit un territoire particulier de New Delhi dans lequel il est le seul à pouvoir y travailler. Les hijras se font payer«environ 5.000 roupies (76 euros) par mois», explique Jayal, une hijra au cheveux rouges et spécialisée dans les naissances, et peuvent mendier pour arrondir leur fin du mois. Mais gare à ceux qui refusent de leur donner de l’argent! Les hijras ont aussi un pouvoir de malédiction et peuvent jeter un mauvais sort: dans l’Etat du Bihar, elles sont d’ailleurs employées comme collecteurs d’impôts.

Leur insertion dans la société se limite à ce rôle socioreligieux. Au-delà, ce sont des parias. D’ailleurs, aucune des hijras qu’Emmanuelle Novello a rencontré n’a choisi cette condition.

Sexe et prostitution

Pour survivre dans ce carcan imposé par le conservatisme indien, les hijras tentent d’être heureuses malgré leur condition difficile. Certaines décident même de devenir pleinement femme et s’émasculent.

Dans la salle de la Naz Foundation, Payal et Muskah se mettent à s’insulter en farsi, leur propre code lexical, alors que l’ambiance était bonne enfant jusqu’alors… «Je suis une vraie hijra!», rugit Jayal aux cheveux ébouriffés par la colère, en claquant des mains de cette manière si particulière à sa communauté. Elle s’adresse à Muskah, plus grande qu’elle, qui la toise. Muskah est castrée, Payal non. D’où ce sentiment de supériorité. Une hiérarchie existe au sein des hijras: les hermaphrodites représentent la crème de la crème. Ensuite viennent les castrés, «dégoûtés par leurs organes génitaux et qui décident de couper leur pénis, leurs testicules et le scrotum», précise Shashi Bushan.

La plupart ne sont pourtant pas émasculés, pour ne pas se couper entièrement de leur famille ou pour continuer à mener une double vie. Mais toutes se considèrent comme des «hijras-nés», c’est-à-dire asexués. Seule l’apparence compte et personne ne viendra regarder sous leur sari. Affirmer être née hijra est une manière pour elles de rejeter cette transgression des genres pendant leur enfance, qui leur a valu l’opprobre de la famille et de la société.

La sexualité est omniprésente et visible chez les hijras, notamment dans les tolis. «Elles vont mettre la tête du marié dans leur décolleté par exemple, mais cette séduction évoque la fertilité dans la société indienne. Elles révèlent leur puissance sur le bonheur des non-hijras par ces gestes à connotation sexuelle», analyse Emmanuelle Novello.

Ce genre de comportement renvoie une image dépravée de cette communauté. Leurs rapports sexuels anaux et oraux sont aussi condamnés et n’arrangent pas leur réputation.

Le sexe est également une source de revenus. Même si aucune ne l’avouera, la prostitution étant lourdement condamnée par leur chef: déjà symbole du déshonneur, l’hijra qui se prostitue est complètement dévalorisée.

Conséquence de leur activité précaire, la communauté des hijras est frappée de plein fouet par le sida. Sam, le docteur de la Naz Foundation, propose des consultations gratuites et des dépistages chaque semaine. «Mettre un préservatif: je leur répète inlassablement le même conseil. Ils viennent tous prendre les préservatifs gratuits qu’on distribue, mais je ne sais pas si beaucoup les utilisent vraiment», avoue-t-il.

Les hijras, pour la plupart illettrées, n’ont généralement pas conscience qu’elles mettent leur santé en danger en se prostituant. En Inde, les MSM (Men having sex with men: des hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes) sont d’ailleurs les personnes les plus touchées par le virus VIH.

Des talents inexploités

Pourtant, la cause des homosexuels et des «transgenres» a connu quelques avancées récentes en Inde. En 2009, la Haute Cour de Delhidécriminalise l’homosexualité (article 377 du code pénal invalidé). Un an plus tôt, l’Etat du Tamil Nadu reconnaissait l’existence d’untroisième sexe et inscrivait un genre «T» (transsexuel) à côté des traditionnels «M» et «F» sur les cartes d’électeurs.

Ces reconnaissances symboliques et administratives sont des jalons vers leur intégration, même si les mœurs indiennes sont encore loin d’accepter les hijras comme des citoyens parfaitement ordinaires. Muskah se rend justement dans les locaux de Lajpat Nagar pour fuir, le temps d’un après-midi, les regards méprisants qu’elle croise dans la rue: «Je ne me sens bien qu’ici, dehors il y a l’homophobie.»

Alors elles dansent. Et il n’y a qu’à les regarder pour comprendre que les hijras ont la fibre artistique. Voilà pourquoi Nalini Bansal, en école de commerce à Delhi, a imaginé un projet d’intégration pour les hijras avec d’autres étudiants. «On s’est dit qu’elles possédaient de nombreux talents qu’elles ne mettaient pas à profit, explique-t-elle.Beaucoup d’entre elles sont par exemple d’excellentes couturières! C’est dommage de ne pas en profiter.» Nalini propose donc d’aider et d’accompagner les volontaires à créer leur propre petit commerce. «On va donner des cours gratuits de confection de bijoux et de couture, pour qu’ils puissent ensuite vendre leurs créations sur le marché…»

Une autre manière de gagner sa vie et peut être un moyen de mieux s’intégrer à la société. Payal, qui s’applique pour dessiner des modèles de collier et de boucles d’oreille, rêve d’ouvrir un jour sa boutique. «Je bénirai les bébés le matin, et je m’occuperai du magasin de bijoux le soir!» Quoi qu’il arrive, Payal est et restera toujours hijra.

Hélène Renaux et Fleur Martinsse

http://www.slate.fr/story/46743/hijras 

L’Inde ou le choc culturel

[FOLIES DE VOYAGE 2/5] Chaque année, quelques centaines de touristes craquent à l’étranger, incitant certains spécialistes à parler de «syndromes du voyageur» très contestés. Deuxième étape de notre cartographie de ce phénomène en Inde.

Touristes pris d’un étrange accès de folie face à un tableau de maître,routards en plein délire mystique sur les routes de l’Inde, Japonais qui dépriment à Paris, vagabonds se prenant pour le Messie à Jérusalem,Robinsons occidentaux échoués sur les plages de Tahiti… Quelques centaines de voyageurs «décompensent» chaque année à divers points du globe au cours de ce que les psychiatres appellent «voyages pathologiques», la grande majorité de ces touristes ou expatriés souffrant déjà d’un trouble psychiatrique avant leur départ. Certains spécialistes font eux l’hypothèse de l’existence d’un «syndrome du voyageur». Au-delà des définitions, une cartographie culturelle se dessine en pointillés, comme si «là où l’on allait» délirer dépendait aussi de «là d’où l’on venait». Tour du monde en cinq étapes.
L’évocation de l’Inde fait jaillir une ribambelle de clichés hauts en couleur mêlant le merveilleux à l’affreux, des temples somptueux du Rajasthan aux bûchers de Bénarès, des énigmatiques sadous drapés d’orange aux lépreux endormis sur les trottoirs de Bombay. Dans l’imagerie occidentale, l’Inde est aussi associée aux hippies qui s’y installèrent à partir des années 1960, ce qui fait d’elle le décor idéal du voyage initiatique qu’entreprennent chaque année des milliers de jeunes à travers le monde.

Le psychiatre Régis Airault la compare au monde enchanté d’Alice au pays des merveilles ou de Peter Pan dans l’imaginaire des jeunes. Ils ont la vingtaine et c’est souvent leur premier grand trip. Et leur premier choc, à en voir les témoignages qui abondent sur les forums de voyage, évoquant «des regards intenses voire un peu effrayants», «une sensation d’insécurité permanente due à un manque de repères» ou encore «un mal-être devant la misère et le harcèlement perpétuel»…

Confrontés à la spiritualité qui imprègne le quotidien, à la foule et à la misère, de nombreux touristes sont victimes d’un choc culturel: ils sont angoissés, certains vont jusqu’à ne plus quitter leur chambre d’hôtel. L’écrivain anglais William Sutcliffe décrit ce choc d’une façon hilarante dans le roman Vacances indiennes, carnet d’anti-voyage initiatique d’un étudiant cynique, coincé en Inde en compagnie de backpackers en mal de spiritualité.

«Le syndrome peut toucher tout le monde»

Certains voyageurs seraient eux victimes du «syndrome indien», décrit par le psychiatre Régis Airault comme une «bouffée délirante avec des mécanismes interprétatifs, hallucinatoires, à thématique persécutive, mystique, qui apparaît après un séjour de quelques semaines». Les principales personnes concernées seraient des jeunes d’une vingtaine d’années.

Les histoires de touristes persuadés d’entendre la voix de Kali ou Shiva et qui jettent leurs billets dans la rue en faisant vœu de pauvreté sont légion dans les ambassades en Inde. Lorsqu’il travaillait au consulat de France à Bombay dans les années 1980, Airault a rencontré de nombreux illuminés du bord des routes de l’Inde et procédé à plusieurs rapatriements. Une expérience surprenante qu’il raconte dans un livre passionnant, Fous de l’Inde.

Comme la psychiatre italienne Graziella Magherini lorsqu’elle décrit le syndrome de Stendhal, il fait l’hypothèse que le voyage n’est pas pathologique mais pathogène, c’est-à-dire que le syndrome indien frappe des personnes qui n’ont pas d’antécédents psychiatriques. L’Inde rendrait donc fou. Une position contestée par de nombreux psychiatres qui considèrent que les pétages de plombs fréquemment observés chez les touristes circulant en Inde sont à imputer à des pathologies préexistantes ou à une fragilité psychologique favorable à l’éclosion d’un délire, ou encore, dans bien des cas, à la prise de drogues, comme à Goa ou Manali.

«Le syndrome indien peut toucher tout le monde, j’ai vu des gens qui ne prenaient pas de drogue et qui étaient délirants, qui avaient essayé de partir à la nage pour rentrer chez leurs parents», affirme Airault, qui a constaté que les troubles disparaissaient subitement dès que les gens étaient rentrés chez eux, dans leur culture d’origine.«Heureusement que les proches les avaient entendu hurler au téléphone, sinon on aurait pu croire que je me faisais payer un voyage aux frais de la princesse!»

«Des lieux où il est plus facile de “vaciller”»

Le psychiatre va plus loin en émettant l’hypothèse que «chaque culture semble désigner à ses membres des lieux où il est plus facile de “vaciller”. Pour les Occidentaux, c’est l’axe oriental, avec le grand tour en Italie, Jérusalem, les îles et enfin le syndrome indien, sur les traces de Marco Polo. Ce sera la France pour les Japonais, les pays du Nord pour d’autres ou les lieux chargés de mysticisme… »

Amoureuse de l’Inde, Claire Kaczynski, artiste, considère qu’elle n’est plus la même depuis son premier séjour là-bas, en 2007. Elle avait 26 ans:

«Je n’avais plus aucun repères, tout ce que je regardais était différent, les odeurs et les goûts aussi. Je n’étais jamais seule, il se passait toujours quelque chose autour de moi. L’absence d’hygiène m’a aussi rendu dingue car je n’arrivais plus à aller aux toilettes. J’étais saoulée, hypnotisée, je ne me rendais plus compte de la réalité, je me laissais aller».

De cette expérience traumatisante, elle a ramené un livre, Journal d’une parisienne à Jaïpur, qu’elle a commencé à écrire après que sa compagnie d’assurance a refusé de la rapatrier en France. Elle était alors effrayée par l’idée de devoir rester encore plusieurs semaines en Inde, jusqu’à la date de retour inscrite sur son billet:

«J’étais au bout du rouleau… Je pensais que j’allais mourir, alors j’ai écrit un journal au cas où ma famille retrouverait mon corps…»

Étrangement, comme Claire, qui est repartie en Inde six mois à peine après son retour en France, la plupart des voyageurs soumis à «l’épreuve de l’Inde» dont parle Airault n’ont qu’une idée en tête une fois rentrés chez eux: y retourner. Bien que leur voyage ait tourné au cauchemar, l’Inde ne semble pas à leurs yeux avoir perdu de sa force d’attraction.

Annabelle Georgen

http://www.slate.fr/story/47491/folies-voyage-inde-choc-culturel 

Voeux pour 2012

Posted On 20 janvier 2012

Classé dans Perso

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Cher tous,

Tous mes voeux de bonheur pour cette nouvelle année. Merci de votre intérêt en 2011, je compte sur vous cette année pour la rendre inoubliable.

Que cette nouvelle année vous apporte tous les voyages, toutes les sorties au restaurant, au musée, au cinéma, j’en passe et des meilleures, que vous méritez et que vous espérez.

De mon côté, 2012 c’est la fin des aventures indiennes, Paris, Lyon, Saint-Pétersbourg, Montréal, Berlin, les stations de ski, et ça ce n’est que jusqu’au mois de mai.

A très bientôt !

Manon

Le Bangladesh abroge une loi sur les lépreux datant de plus d’un siècle

Posted On 2 janvier 2012

Classé dans Inde - Culture

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“Le Bangladesh a abrogé une loi adoptée voici plus d’un siècle qui préconisait la ségrégation des lépreux, obligeant une grande partie d’entre eux à trouver refuge dans des centres gouvernementaux, a annoncé vendredi à l’AFP un porte-parole du parlement.

La loi sur les lépreux de 1898, adoptée lorsque le Bangladesh faisait encore partie de l’Empire britannique, a été déclarée nulle et non avenue jeudi dans la nuit par les parlementaires, a indiqué Joynal Abedin.

Une nouvelle loi va permettre l’accès gratuit aux soins, a-t-il ajouté.

«Le parlement a abrogé la loi au nom de la dignité humaine, des droits de l’homme et pour mettre fin à la discrimination qu’ont subie pendant plus d’un siècle les malades de la lèpre», a ajouté M. Abedin.

Selon Saber Chowhdury, un parlementaire du parti au pouvoir, le pays compte aujourd’hui plus de 50 000 lépreux et la plupart d’entre eux sont toujours mis au ban de la société ou obligés de se rendre dans des centres spécialisés pour se faire soigner.

La lèpre se transmet par les gouttelettes d’origine buccale ou nasale de patients sévèrement atteints, mais n’est pas très contagieuse.

Sans traitement, elle peut entraîner des lésions nerveuses aboutissant à une faiblesse et à une atrophie musculaire, ainsi qu’à des incapacités irréversibles.”

http://www.cyberpresse.ca/international/asie-oceanie/201111/25/01-4471661-le-bangladesh-abroge-une-loi-sur-les-lepreux-datant-de-plus-dun-siecle.php

Un Indien lâche des serpents dans un bureau des impôts

Posted On 3 décembre 2011

Classé dans Inde - Culture, Insolite

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Un charmeur de serpents a lâché des dizaines de reptiles dans un bureau des impôts, dans le nord de l’Inde, pour souligner son mécontentement face à l’absence de réponse de fonctionnaires au sujet d’une demande de terrain.

Pris d’effroi, des employés ont sauté sur leurs bureaux tandis que d’autres ont pris leurs jambes à leur cou en voyant cet homme, Hakkul, laisser des serpents, dont des cobras venimeux, s’échapper des trois sacs dans lesquels ils étaient enfermés.

«Il avait fait une demande de terrain pour garder ses serpents», a rapporté jeudi Subhash Mani Tripathi, le chef de l’administration en charge des recettes foncières, interrogé par l’AFP par téléphone depuis la ville de Harraiya, dans l’État de l’Uttar Pradesh.

«Mais il n’y a pas de dispositions légales» évoquant la possibilité de garder des serpents sur un terrain. «Au lieu d’attendre une réponse écrite, que nous lui aurions adressée, Hakkul a provoqué la panique en lâchant ses serpents dans tout le bureau», a-t-il ajouté, après l’incident survenu mardi.

Le charmeur de serpents a expliqué à des journalistes locaux qu’un administrateur du district lui avait promis un terrain voici deux ans.

«Après avoir patienté si longtemps, je n’avais pas d’autre choix que de laisser mes serpents dans ce bureau», a-t-il assuré.

Personne n’a été blessé, mais la police a indiqué qu’elle n’avait pas encore récupéré tous les serpents.

 

source : http://www.cyberpresse.ca/actualites/insolite/201112/01/01-4473545-un-indien-lache-des-serpents-dans-un-bureau-des-impots.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B2_insolite_266_section_POS2

 

Taste of India : Halwa aux dattes

Posted On 20 novembre 2011

Classé dans Inde - Culture, Recettes

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Pour confectionner ce dessert moelleux et sucré vous aurez besoin de

35 cl de lait
250 g de dattes dénoyautées

400 g de sucre

100 g d’amandes
50 g de noix de cajou

5 gousses de cardamome

7 cuillères à soupe de ghee* (voir en bas)

1- Concasser les amandes et les noix de cajou.

2- Dans une poêle, faire chauffer 2 cuillerées à soupe de ghee et faire revenir amandes et noix de cajou. Réserver la préparation.

3- Concasser les dattes.

4- Porter le lait à ébullition dans une casserole. Réduire le feu et faire cuire les dattes dans le lait. Une fois que ce mélange est homogène (au bout de plusieurs dizaines de minutes), ajouter le sucre et le restant du ghee tout en remuant.

5- Ajouter le mélange d’amandes et noix de cajou, puis les graines de cardamome.

6- Continuer à cuire en remuant, jusqu’à obtention d’une pâte homogène et épaisse.

7- Etaler sur une plaque et découper en losanges.

Le halwa peut se servir froid ou tiède

* Le Ghî / Ghee est préparé en faisant mijoter du beurre non salé dans un grand pot jusqu’à ce que toute l’eau se soit évaporée et que les protéines aient sédimentées au fond. Le beurre clarifié est ensuite retiré à la cuillère pour éviter de mélanger les particules solides avec le beurre clarifié. A la différence du beurre, le ghî peut être conservé durant de longues périodes sans réfrigération du moment qu’il est stocké dans un conteneur étanche pour éviter l’oxydation et les moisissures. La texture, la couleur et le goût du ghî depend de la provenance du lait à partir duquel le beurre a été obtenu et de la durée de l’ébullition. En Inde, le ghî est habituellement obtenu à partir du lait du buffle d’eau. (Wikipedia).

Note personnelle : c’est ce que j’ai mangé de plus gras de toute ma vie. J’en ai encore des frissons.
Deuxième note personnelle : la halwa aux pommes est délicieuse aussi. Merci Madame Kumar.

Agra, Uttar Pradesh (UP – prononcer YouPee – pour les intimes)

Posted On 17 novembre 2011

Classé dans Inde - voyages

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Lui, on ne le présente plus, c’est le joyau d’Agra, la première et inévitable étape du pélerin du Rajasthan, même dans Pékin Express c’était une étape majeure et ils ont pleuré en le voyant, c’est vous dire si le Taj Mahal c’est le nec plus ultra.

Nec plus ultra du romantisme, de la perfection, de l’amour, une des sept merveilles du monde, le Palais de la Couronne est un monument époustouflant et magique. Au lever du soleil venez faire la queue dans la ligne adaptée à votre situation (femme / homme / indien / pas indien) et dépouillez-vous de vos aliments et outils électroniques pour entrer dans le saint des saints, le mausolée de marbre que l’empereur moghol Shan Jahan a fait construire pour Mumtaz, sa deuxième épouse, morte en donnant naissance à leur 14e enfant.

Chef-d’oeuvre, hymne à l’amour, on aura tout lu, le Taj Mahal n’en reste pas moins une vision saisissante à l’aube, flottant presque, le ciel de la même couleur que la pierre qui se réchauffe petit à petit sous vos pieds nus. La symétrie est impressionnante de perfection, et l’on regrette que l’empereur soit mort avant de construire le palais en marbre noir en face du Taj Mahal dans lequel il aurait voulu construire son tombeau.

La construction a commencé en 1631, achevée début 1644, et 20000 personnes ont travaillé sur le chantier. C’est en juillet 2007 que le monument a gagné son titre de merveille du monde. Plus de 1000 éléphants ont parcouru l’Asie pour apporter les matériaux nécessaires, et le marbre vient du Rajasthan voisin.

Le dôme central du tombeau est entouré par quatre minarets identiques, qui s’inclinent vers l’extérieur de telle sorte qu’en cas de tremblement de terre, ils s’écroulent dans la direction opposée au tombeau. À la gauche du monument se trouve une mosquée, faite de grès rouge, qui a été construite afin de sanctifier l’endroit et fournir un lieu de culte aux pèlerins. Du côté droit, se trouve une réplique symétrique exacte de la mosquée, destinée à maintenir la symétrie architecturale mais qui n’est pas employée comme mosquée car elle n’est pas orientée vers La Mecque. Enfin, à l’avant du monument se trouvait le charbâgh (« quatre jardins ») traditionnel persan planté d’arbres, et où poussaient des fleurs en abondance. Le vice-roi britannique Lord Curzon a remplacé ce jardin par des pelouses typiquement britanniques.

Joyau le plus parfait de l’art musulman en Inde, il est l’un des chefs-d’œuvre universellement admirés du patrimoine de l’humanité. Le Taj Mahal est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1983.
750 roupies le ticket d’entrée pour les étrangers, 20 roupies pour les Indiens.

Mais que peut-on faire d’autre à Agra ?

- Petit déjeuner à Joney’s Place

Ne prenez pas peur devant la facade délabrée de ce minuscule restaurant qui – tenez-vous bien – n’a même pas de rooftop, et faites confiance aux commentaires du Lonely Planet et des millions de graffitis aux murs qui témoignent des qualités “orgasmiques” du Lassi à la banane. Entrez donc et commandez tout, surtout que c’est pas cher. Le lassi à la banane est effectivement une tuerie, parsemé de noix de coco râpée. Tout est frais et cuisiné sur place à la demande. Les oeufs brouillés sont corrects, les pancakes sont bons.
Sortir par la porte Sud
Environ 30 à 70 roupies le plat.

- Le Fort d’Agra

Après un copieux petit déjeuner pour se remettre des émotions de la visite du matin, dirigez-vous vers le fort d’Agra. Monument de l’ère moghole du 16e siècle, le Fort est inscrit au Patrimoine de l’Humanité de l’UNESCO depuis 1983. C’est le plus grand fort d’Inde. Il a été palais résidentiel et renferme toute la ville impériale de l’ère moghole dans 2,5 km de forteresse.

- Fatehpur Sikri

Une petite quarantaine de kilomètres à l’Ouest d’Agra vous tomberez sur l’ancienne capitale de l’Empire Moghol de 1571 à 1584. Construite par l’empereur Akbar, et parfaitement conservée depuis son abandon, elle est un témoignage remarquable de l’architecture indienne du XVIe siècle.  Vous pourrez visiter de nombreux petits palais et ce sera presque agréable si vous parvenez à vous débarrasser des “guides” qui proposeront leurs services avec insistance.

où dormir à Agra :

Tourist Resthouse, dans le Lonely Planet. Un petit patio agréable pour dîner, des chambres propres, plein de touristes avec qui discuter. Réserver à l’avance, les chambres partent vite.

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